Un cellulaire kosovar
Obtenu, mardi matin, un numéro (gratuit) de téléphone cellulaire.
Le cellulaire, c’est un outil essentiel pour le jeune Kosovar. Même si le salaire moyen est de 300$ canadiens par mois, et qu’un cellulaire de base neuf peut coûter dans les 50$, tous en possèdent un. Les messages texte sont à la mode, et le signal est bon partout à travers le pays. Pas de boîte vocale, par contre.
Pendant la guerre, les forces de l’Armée de libération du Kosovo, le KLA, utilisaient le cellulaire plutôt que la radio. C’était une des premières fois qu’une armée de guérilla profitait de cet outil facile d’accès. Il faut dire que les forêts du Kosovo se prêtaient bien à son utilisation, contrairement à la Bosnie, où les montagnes qu’on retrouve un peu partout empêchaient la diffusion des ondes.
Pour se procurer une carte SIM (et un numéro), il faut se rendre aux bureaux de PTK, le service postal aussi en charge d'un des systèmes téléphoniques du pays. On doit donner une carte d’identité et on reçoit un numéro en échange, ainsi que des crédit d’utilisation pour cinq Euros.
À Pristina, beaucoup de Kosovars possèdent en fait deux téléphones cellulaires : l’un avec le code 049, et l’autre avec le code 044. Le 049, beaucoup plus récent, est moins cher, mais comme la plupart des gens possèdent le 044, et que faire un appel entre le 044 et le 049 coûte relativement cher, mieux vaut posséder deux numéros. À Mitrovica, on observe une réalité un peu différente. Toujours deux cellulaires, mais l’un avec un numéro serbe, et l’autre, avec un numéro Kosovar.
Comme le Kosovo n’est pas encore un État officiellement reconnu, il ne possède pas de code national. En attendant, le pays squatte gentiment les codes internationaux de Monaco et de la Slovénie. Les lignes fixes, elles, utilisent toujours le code international serbe.
Et pour ceux qui se posent la question : non, mon cellulaire local n’est pas un iphone.






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