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<!--Generated by Squarespace Site Server v5.9.2 (http://www.squarespace.com/) on Fri, 12 Mar 2010 02:08:46 GMT--><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><title>Journal</title><link>http://www.francisplourde.com/journal/</link><description></description><lastBuildDate>Sat, 18 Apr 2009 17:42:53 +0000</lastBuildDate><copyright></copyright><language>en-CA</language><generator>Squarespace Site Server v5.9.2 (http://www.squarespace.com/)</generator><item><title>Sur les routes d'Albanie</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Sat, 18 Apr 2009 17:37:45 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/18/sur-les-routes-dalbanie.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3690134</guid><description><![CDATA[<span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/chris.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1240076347786" alt=""/></span></span><p>Monté, jeudi, à bord de <a href="http://www.seoul2b.com/">Won Kee</a>, pour traverser les autoroutes de Macédoine et se rendre dans les routes montagneuses et mystérieuses de l’Albanie. </p> 

<p>Le Kosovo fut riche en rencontres. Chris, avec qui je me suis rendu en Albanie, est l’une d’entre elles.</p>

<p>Chris est photographe. Depuis plusieurs mois, il traverse l’Asie en voiture, pour se rendre jusqu’en Grande-Bretagne. Il récolte des fonds pour <a href="http://www.justgiving.com/seoultomacmillan"> Macmillan</a>, <a href="http://www.justgiving.com/seoultob_unicef">UNICEF</a> et <a href="http://www.justgiving.com/seoultob">Dyslexia Action</a>. </p>

<p>Je l’ai rencontré à Skopje, et il m'a rejoint à Pristina, où il m’a accompagné pendant quelques jours lors de mes entrevues. Je prenais le son, il s’occupait des photos. </p>

<p>On partage le même sens de l’humour, le même esprit, la même attitude face au voyage, et nos ipods sont assez bien synchronisés. </p>

<p>On s’est donc retrouvés de nouveau à Skopje jeudi, et puis on a roulé jusqu’au lac d’Ohrid, pour ensuite se rendre à Tirana, la capitale de l’Albanie, pays méconnu - et aux routes parfois inexistantes.</p>

<span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/motorcycle.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1240076534224" alt=""/></span></span><p>Sur la route : les montagnes, la vie simple des Albanais, et les bunkers construits à l’époque d’Enver Hoxha, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oncle_Enver"> dictateur qui contrôla l’Albanie d’une main de fer jusqu’à sa mort, en 1985</a>.</p>

<p>Dans nos oreilles : Malajube, Cat Stevens, Buena Vista Social Club et <a href="http://romove.radio.cz/en/article/20252">Zuzana Navarova</a>.</p>

<p>Une expérience difficile à oublier. </p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3690134.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Voir Buena Vista à Mitrovica</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Thu, 16 Apr 2009 17:30:00 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/16/voir-buena-vista-a-mitrovica.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3690115</guid><description><![CDATA[<p>C’était censé être <a href="http://www.ipko.com/en/news-events/news/ipko-brings-pasion-de-buena-vista-in-mitrovica/">l’événement de l’année</a> à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovska_Mitrovica"> Mitrovica</a>, ville divisée entre Serbes et Albanais, et dont le futur est plus qu’incertain. </p>

<p>Dans les jours précédant le concert, la fièvre de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Buena_Vista_Social_Club">Buena Vista Social Club</a> avait monté de plusieurs crans à travers le pays. Si bien qu’il fallait user de contacts pour se procurer des billets pour le célèbre groupe, nommé d’après le non moins célèbre club situé en banlieue de La Havane.</p> 

<p>D’ailleurs, un peu partout dans les Balkans, les gens sont fous de Buena Vista Social Club, de Che et de Cuba. Qu’on soit à Skopje, à Pristina ou au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_d'Ohrid">lac d’Ohrid</a>, c’est toujours le groupe de l’heure. Celui qui, pour le meilleur ou pour le pire, accompagnera nos soupers ou nos soirées. </p>

<p>Il n’était donc pas surprenant de voir l’engouement autour du spectacle <i>La Pasion de Buena Vista</i>, qui ait sa pub à partir du groupe original. Tensions entre Albanais et Serbes obligent, l’alcool ne coulait pas à flot, et la sécurité était au maximum.</p>

<p>Pour l’étranger un peu intello, plutôt progressif (et disons-le franchement, un peu snobinard), voir Buena Vista à Mitrovica,  c’est à ne pas manquer. C’est plus gros encore que de voir les Cowboys Fringants à Vancouver. Ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_McCartney" >Paul McCartney</a> sur les Plaines. </p>

</p>Sauf que… ce n’était pas tout à fait le Buena Vista qu’on attendait. C’était cubain (ça c’est sûr), le groupe comprenait des membres de Buena Vista Social Club (ça aussi, c’est confirmé), mais il manquait quelque chose.</p>

<p>L’autorité et la candeur d’ <a href:"http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Ferrer">Ibrahim Ferrer</a> qui n’y étaient pas? Ou était-ce les costumes un peu <i>bling bling</i> de la troupe, ses cuivres trop puissants et ses animations plutôt douteuses?</p>

<p>C’est sûr, la magie de BVSC n’y était pas. Mais une chose était aussi certaine : Buena Vista, à Mitrovica, c’était, pour de nombreux Kosovars, l’occasion de rêver un peu, et, pour quelques heures, de voyager. Loin du Kosovo, de ses pannes d’électricité, de son misérabilisme, et de son futur incertain.</p> 

<p>Et pour preuve, partout dans la salle, dispersées à gauche et à droite, des connaissances, qui me donnaient l’impression, dans cette ville plutôt étrange, que j’étais à la maison.</p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3690115.xml</wfw:commentRss></item><item><title>La pension du Professeur</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Sat, 11 Apr 2009 12:24:00 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/11/la-pension-du-professeur.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3631862</guid><description><![CDATA[<span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/pansion.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1239625947875" alt=""/></span></span><p>S’il est un endroit que tous les chauffeurs de taxi connaissent à Pristina, c’est bien la pension du Professeur, sur la colline de Velania, à quelques pas de la tombe d’<a href= http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Rugova >Ibrahim Rugova</a>, président du Kosovo de 2002 à 2006, et leader du mouvement indépendantiste. Un quartier relativement cossu, habité par de nombreux intellectuels. Le Kitsilano de Pristina, en fait. </p>

<p>C’est à la pension du professeur que chercheurs, journalistes et touristes étrangers au (très) petit budget se rencontrent, pour profiter à bas coût de l’hospitalité de cet Albanais qui, au tournant des années 1990, a perdu son emploi et s’est recyclé dans le tourisme.</p>

<p>Mais la pension du professeur, c’est aussi l’endroit où les jeunes couples Kosovars vont joyeusement (et discrètement) décharger leurs batteries, loin de la maison familiale.</p> 

<p>Lors de mon arrivée, à la suite d’un malentendu, je me suis d’ailleurs trompé de chambre, et me suis retrouvé nez à nez avec un couple fin vingtaine, la cigarette au bec, s’aérant les parties après une bonne joute de Monopoly. </p> 

<p>Car ici, pas vraiment de vie privée. Les jeunes Kosovars restent à la maison jusqu’à ce qu’ils se marient. Et parfois même plus longtemps encore, ce qui tend à calmer les ardeurs, mettons.</p>

<p>C’est une des conséquences de l’<a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/551875.stm">apartheid serbe des années 1990</a>, où les Albanais se sont vus mis à la porte des universités, du système public et de la plupart des entreprises. La plupart d’entre eux n’ont pas réussi à se trouver autre chose par la suite, et survivent de petits boulots et de pensions plutôt minimes. Leurs enfants, qui eux, ont un peu plus d'opportunités en terme d'emplois, vont cotiser au loyer et aider leurs parents à survivre.</p>

<p>Tout ça pour dire que la maison du professeur, à Pristina, c’est l’endroit où tout le monde va faire son tricot hebdomadaire sans que ça ne saigne trop le portefeuille, question de préserver la solidarité familiale. </p>

<p>Et qu’à chaque fois que je rencontre quelqu’un qui me demande où je demeure à Pristina, s’ensuit un regard étrange (et un long malaise). Puis, vient inévitablement la question (qui tue) : «Mais pourquoi là?» </p>

<p>Ce à quoi il faut répondre : «Oui, je sais, ça baise au premier étage, mais le troisième est pas mal plus accueillant.»</p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3631862.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Un cellulaire kosovar</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Fri, 10 Apr 2009 12:18:00 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/10/un-cellulaire-kosovar.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3631839</guid><description><![CDATA[<p>Obtenu, mardi matin, un numéro (gratuit) de téléphone cellulaire.</p> 

<p>Le cellulaire, c’est un outil essentiel pour le jeune Kosovar. Même si le salaire moyen est de 300$ canadiens par mois, et qu’un cellulaire de base neuf peut coûter dans les 50$, tous en possèdent un. Les messages texte sont à la mode, et le signal est bon partout à travers le pays. Pas de boîte vocale, par contre.</p> 

<p>Pendant la guerre, les forces de l’Armée de libération du Kosovo, le KLA, utilisaient le cellulaire plutôt que la radio. C’était une des premières fois qu’une armée de guérilla profitait de cet outil facile d’accès. Il faut dire que les forêts du Kosovo se prêtaient bien à son utilisation, contrairement à la Bosnie, où les montagnes qu’on retrouve un peu partout empêchaient la diffusion des ondes. </p> 

<p>Pour se procurer une carte SIM (et un numéro), il faut se rendre aux bureaux de PTK, le service postal aussi en charge d'un des systèmes téléphoniques du pays. On doit donner une carte d’identité et on reçoit un numéro en échange, ainsi que des crédit d’utilisation pour cinq Euros. </p>

<p>À Pristina, beaucoup de Kosovars possèdent en fait deux téléphones cellulaires : l’un avec le code 049, et l’autre avec le code 044. Le 049, beaucoup plus récent, est moins cher, mais comme la plupart des gens possèdent le 044, et que faire un appel entre le 044 et le 049 coûte relativement cher, mieux vaut posséder deux numéros. À Mitrovica, on observe une réalité un peu différente. Toujours deux cellulaires, mais l’un avec un numéro serbe, et l’autre, avec un numéro Kosovar. 

<p>Comme le Kosovo n’est pas encore un État officiellement reconnu, il ne possède pas de code national. En attendant, le pays <i >squatte</i> gentiment les codes internationaux de Monaco et de la Slovénie. Les lignes fixes, elles, utilisent toujours le code international serbe.</p>

<p>Et pour ceux qui se posent la question : non, mon cellulaire local n’est pas un iphone.</p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3631839.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Comme une Yugo sur ses derniers milles</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Wed, 08 Apr 2009 13:16:00 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/8/comme-une-yugo-sur-ses-derniers-milles.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3600060</guid><description><![CDATA[<p>Arrivé, lundi, à Pristina, une ville parfois familière (tiens, l’avenue Bil Klinton, symbole de l’aide américaine de 1999...), parfois déroutante (c'est qu'on s'y perd facilement...) et un peu déstabilisante (« <i>don’t forget, we’re… a transition country</i> » - dixit le propriétaire de ma pension, un petit bonhomme au drôle d’accent, obsédé par la sécurité, et d’une hospitalité à faire rougir même les Turcs les plus fiers). </p>

<p>Côté reportages, tout baigne. Les entrevues coulent à flot à Pristina. Du très bon matériel d’ailleurs, mais qui n'a pas encore trouvé de preneur formel. En fait, en Bosnie, c’est plutôt le contraire : beaucoup d’acheteurs, mais peu de recherches à faire. Ça compense. Tout ça pour dire que je vais peu parler de mes entrevues ici. Ça se fera au fur et à mesure des publications.</p>

<span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/yugo.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1239283421009" alt=""/></span></span><p>Côté blogue par contre, ça s’encrasse un peu. Un peu comme une vieille Yugo sur le point de vivre ses derniers milles. Mais pas par manque de sujets. Manque de temps plutôt. J'ai quelques billets de retard (les roms… les élections macédoniennes). Mais je vous promets du très bon stock (meilleur que du cannabis d’Amsterdam), multimédia au max.</p> <p>Mais le travail d’abord.</p> 

<p>Parlant de Yugo, j’ai croqué quelques bonne photos de Yugo un peu partout en Macédoine. La Yugo, c’est la Lada des anciens Yougoslaves. Une marque destinée à quiconque désire quatre roues et un volant, quel que soit son revenu moyen. Une voiture comme, <a href="http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2008/11/12/article_l-histoire.shtml">depuis novembre dernier</a>, on n’en fait plus (les mauvaises langues diront <a href="http://www.time.com/time/specials/2007/article/0,28804,1658545_1658533_1658529,00.html">« avec raison »</a>) et dont les ennuis mécaniques se font encore voir un peu partout sur les routes de Macédoine.</p>

<p>Que sera le monde une fois que la dernière Yugo aura rendu l’âme? Je me demande… Il sera, sans aucun doute, un peu meilleur, mais peut-être, aussi, un peu plus gris.</p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3600060.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Oh, Aline…</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 12:58:00 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/6/oh-aline.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3599989</guid><description><![CDATA[<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/lakematka.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1239282780887" alt=""/></span></span>Grimpé, samedi, les collines du canyon de Matka, un lac artificiel à quelques kilomètres de Skopje. Un sentier de plusieurs kilomètres de long, à flanc de montagne, qui prend parfois des allures de pèlerinage tant le chemin est étroit et tant la montagne est haute.</p>

<p>Pour se rendre au lac Matka, il faut prendre un taxi à partir du centre-ville, et planifier son retour à l’avance. Rien de tel que quelques signes de montre à la main, un bout de papier et une poignée de main pour sceller une entente gagnant-gagnant avec son chauffeur de taxi. <i>Blagodaram</i>.</p>

<p>Néanmoins, il s’agissait là d’une bonne façon de purger mes poumons de l’air vicié et poussiéreux de Skopje. Ici, pas de Bikram yoga pour libérer les toxines de son corps, mettons.</p>

<p>En revenant en ville, mon chauffeur et moi avons tenté d’engager la conversation. Lui en allemand, moi en anglais. Après quelques minutes, il a cru comprendre que j’étais Britannique. C’est correct. Moi j’ai compris qu’il était fan des Nordiques de Québec et contre la chasse aux phoques, alors... </p>

<p> Je ne l’ai pas corrigé. Un pieux mensonge de touriste, d’étranger en dehors de son milieu naturel, comme ça arrive bien souvent. Un mensonge qui, en temps normal, serait passé inaperçu. Jusqu’à ce que la radio se mette à jouer des tubes de Brel en macédonien, et qu’Adamo commence à crier pour qu’Aline revienne.</p>

<p>Et tout ça, au beau milieu de la campagne macédonienne…</p>

<p>Sans m’en rendre compte mes lèvres se sont mises à fredonner «et j’ai dessiné, sur le sâââble… sur le rivage… son beau visageu…»</p> 

<p>Comment on dit déjà? <i>Busted?</i> C'est ça?</p> 

<p>Et par Aline, en plus.</p>

<p>«Et j’ai pleuré… pleuré-é oh, j’avais (pam pam pam) trooop de peine….»</p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3599989.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Skopje la laide</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Sat, 04 Apr 2009 17:58:16 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/4/skopje-la-laide.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3555633</guid><description><![CDATA[<p>Arrivé à Skopje, capitale de la Macédoine (ou plutôt, de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine), mardi, tard en soirée. </p>

<p>La Macédoine est le seul pays des Balkans qui a échappé à la guerre lorsqu’elle a demandé son indépendance, en 1991. Peu stratégique, peu importante sur le plan historique, et trop pauvre, sans doute, pour que Milosevic veuille à l’époque la conserver à tout prix. Conséquence de cette indépendance pacifique, ses habitants n’entretiennent pas de préjugés défavorables à l’égard des Serbes, comme c’est le cas dans d’autres États des Balkans. J’ai d’ailleurs croisé plusieurs Serbes depuis mon arrivée et c’est toujours le même constat : ici, les gens sont plus accueillants qu’ailleurs à l’égard des Serbes.</p> 

<span class="thumbnail-image-float-left ssNonEditable"><span><a href="javascript:showFullImage('/display/ShowImage?imageUrl=%2Fstorage%2Fskopje.jpg%3F__SQUARESPACE_CACHEVERSION%3D1238868454524',398,600);"><img src="http://www.francisplourde.com/storage/thumbnails/1267721-2808755-thumbnail.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238868460298" alt=""/></a></span></span><p>Une première constatation personnelle : Skopje est laide. Très laide. Tellement laide qu’elle en est drôle. Une verrue hideuse dans une région magnifique. Mais ce n’est pas de sa faute. La ville a pratiquement été détruite par le grand tremblement de terre de 1963 (eh oui, un autre…), souligné encore aujourd’hui par l’horloge sur la façade du musée de la ville, qui marque toujours la même heure, celle où la terre se mit à trembler.</p>

<span class="thumbnail-image-float-left ssNonEditable"><span><a href="javascript:showFullImage('/display/ShowImage?imageUrl=%2Fstorage%2Fspiderman.jpg%3F__SQUARESPACE_CACHEVERSION%3D1238868054924',519,800);"><img src="http://www.francisplourde.com/storage/thumbnails/1267721-2808756-thumbnail.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238868063134" alt=""/></a></span></span><p>J’ai passé ma première journée à arpenter Skopje. Et à rire. Il faut dire que c’était le premier avril, et que dans les rues, des dizaines de petites princesses et de petits Spiderman se promenaient avec leurs parents, prêts à s’affronter. <span class="thumbnail-image-float-left ssNonEditable"><span><a href="javascript:showFullImage('/display/ShowImage?imageUrl=%2Fstorage%2Fpoliticiens.jpg%3F__SQUARESPACE_CACHEVERSION%3D1238868104570',400,599);"><img src="http://www.francisplourde.com/storage/thumbnails/1267721-2808758-thumbnail.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238868108832" alt=""/></a></span></span>C’est qu’à Skopje, on se déguise pour le 1er avril. Et on fête. Très fort. La Macédoine étant en élections présidentielles, des plaisantins en ont profité pour imiter les candidats potentiels. </p> 
<br>
<p>Ces élections, qui auront lieu demain, s’annoncent plutôt calmes, selon ce que j’ai appris d’observateurs de l’OCDE. Lors du premier tour, on craignait des altercations entre Albanais et Macédoniens, les deux principaux groupes ethniques du pays. Mais à part quelques incidents mineurs, rien n'a perturbé les élections.</p> 

<p>Jusqu’à récemment, la minorité albanaise n’avait pas de droits reconnus, ce qui était la source de tensions dans le pays. En fait, ça a causé une courte guerre civile, en 2001. La crise s’est réglée grâce à l’intervention de l’OTAN et de l’Union européenne, qui ont aidé à la signature des accords d’Ohrid. Les accords prévoient des droits plus étendus pour la minorité albanaise.</p>

<p>Lorsqu’on se promène dans la ville, on peut voir une démarcation claire entre le quartier macédonien et le quartier albanais. Les églises orthodoxes font place aux mosquées. Et la langue slave cède la place à l’albanais, aux racines différentes. Si j’ai pu entendre quelques histoires horribles sur les Albanais, de qui il faut se méfier apparemment, ça ne provenait que d’une ou deux personnes, pas d'une majorité.</p>  

<span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/turcs.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238868560270" alt=""/></span></span><p>Mais il n’y a pas que Macédoniens et Albanais. Le pays, possède aussi une minorité turque et un nombre important de roms (plus de détails sur les roms au cours des prochains jours). Les Turcs ont d’ailleurs leur propre parti pour les élections de dimanche. </p>
<br>
<p>Skopje, c’est aussi la ville d’origine de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mère_Teresa ">Mère Teresa</a>, fondatrice de l’ordre des Missionnaires de la charité, et que certains surnomment l’Albanaise gluante. Mère Teresa a légué certains de ses avoirs à la ville, qui en a fait un musée. Musée où l’on peut voir le sari de Mère Teresa, la table (de Mère Teresa), le lit (toujours de Mère Teresa), les lettres (de vous-savez-qui) et les photos (oui, bon on connaît la formule). Une photo fort intéressante, d’ailleurs, est celle de Mère Teresa en compagnie de Tose Proeski, René Simard des Balkans, chanteur populaire (et pacifiste) macédonien, et qui a connu une fin tragique <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toše_Proeski">lors d’un accident de voiture en 2007</a>.</p> 

<span class="thumbnail-image-float-left ssNonEditable"><span><a href="javascript:showFullImage('/display/ShowImage?imageUrl=%2Fstorage%2Funiversite.jpg%3F__SQUARESPACE_CACHEVERSION%3D1238868844652',398,600);"><img src="http://www.francisplourde.com/storage/thumbnails/1267721-2808769-thumbnail.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238868850381" alt=""/></a></span></span><p>Bref, Skopje est une ville ordinaire. Ses gens sont ordinaires. Ses édifices sont ordinaires. Même ses grèves, comme celle que j’ai vue jeudi, semblent ordinaires. Malgré tout ce qu’elle a d’ordinaire, Skopje possède néanmoins un certain charme. C’est dans ses édifices laids que Skopje est la plus charmante. Ces édifices qui, à l’époque de Tito, étaient futuristes, modernes, grandioses, et qui, maintenant, restent là, vestiges d’une époque qui ne laissera pas sa marque par son architecture. </p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3555633.xml</wfw:commentRss></item><item><title>Le grand tremblement de terre</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Wed, 01 Apr 2009 17:38:57 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/4/1/le-grand-tremblement-de-terre.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3531774</guid><description><![CDATA[<p>Arrivé à Sarajevo en fin d’après-midi, un dimanche. Soirée sans histoire. </p>

<p><span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/echecs.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238607635363" alt=""/></span></span>Le lendemain, j’ai fait quelques appels, puis j’ai fait ce qu’il faut faire à chaque fois qu’on arrive à Sarajevo… j’ai marché la ville de long en large, d’un côté et de l’autre de la rivière Miljacka, pour voir ce qui avait changé et ce qui ne l’avait pas.</p>

<p>Il y avait les amateurs d’échec, toujours au même poste. À commenter les coups des joueurs.</p> <p><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://www.francisplourde.com/storage/dailyavaz.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238607813771" alt=""/></span></span>Le Dnevni Avaz – probablement le seul quotidien en Occident qui s’est payé de nouveaux édifices dans la dernière année – est sur le point d’emménager dans sa nouvelle tour, qui fait ombrage, tel un immense <i>finger</i>, sur toute la ville.</p> 

<p>Sans oublier tous ces cafés branchés, qui en un an, ont tous subi une cure de rajeunissement qui n’était pas vraiment nécessaire (oui, tous). Surtout quand on voit tous ces édifices qui auraient tant besoin d’un <i>facelift</i>.</p>

<p>La nuit avant mon départ, vers les 4h du matin, le silence de ma pension a été interrompu par un bruit et des vibrations intenses, qui ont duré plusieurs minutes. Un moment, j’ai cru qu’il y avait la guerre de nouveau. Mais d’où est-ce que ça provenait? Mystère. Je voyais déjà mon édifice s’écrouler, me forçant à m’extirper par la fenêtre ou les escaliers. Mais ma chambre, située dans le grenier, n’offrait pas vraiment de protection. Les tremblements ont arrêté, et je suis sorti dehors, tout comme une dizaine de Bosniaques à l’œil endormi, à demander ce qui se passait. L’air inquiet, mais pas trop. Ces gens-là ont vu pire. Après une quinzaine de minutes, je suis remonté me coucher, rassuré (un peu) par l’idée que ces vieilles maisons ont passé à travers trois ans de siège sans trop souffrir.</p>

<p>Le lendemain, on apprenait que c’était un <a href= http://www.balkaninsight.com/en/main/news/17799/ >tremblement de terre</a>. Niveau six… sur l’échelle Mercalli. L’épicentre était à 16 kilomètres de Sarajevo.</p>

<p>Cette nuit-là, j’ai d'ailleurs eu une révélation : franchement, l’Irak et l’Afghanistan, très peu pour moi. Je laisse ça à d’autres. </p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3531774.xml</wfw:commentRss></item><item><title>La vie est un long canal néerlandais</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Sun, 29 Mar 2009 16:02:53 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/2009/3/29/la-vie-est-un-long-canal-neerlandais.html</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3501413</guid><description><![CDATA[<p>Mis à part quelques billets, je me suis fait plutôt discret au cours de la dernière année sur ce blogue. Mais ça devrait changer ces prochaines semaines. Un cinq semaines de reportage / vacances dans les Balkans, avec arrêt aux Pays-Bas. Un congé fort mérité après plusieurs semaines plutôt chargé et plusieurs annonces économiques peu réjouissantes au travail. J’ai dans mes poches quelques ententes verbales pour des reportages, mais comme rien n’est coulé dans le ciment, ce sera annoncé au fur et à mesure des diffusions – publications. Patience, donc.</p>

<span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img style="width: 250px;" src="http://www.francisplourde.com/storage/ecossais.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238342833133" alt=""/></span></span><p>Premier arrêt : Amsterdam, pour un transfert de 22 heures. Amsterdam était envahie par des Écossais en kilt, venus encourager leur équipe de soccer. Il m’a fallu un certain temps pour m’habituer aux vélos qui circulent dans tous les sens (en plus des Écossais), mais chaque fois que je retourne aux Pays-Bas, c’est un peu comme un retour à la maison. </p>

<span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img style="width: 300px;" src="http://www.francisplourde.com/storage/iamsterdam.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1238342928899" alt=""/></span></span><p>En dehors du red light, Amsterdam c’est la vie paisible, sans stress. Il y a un mot pour décrire tous ces couples qui marchent ou roulent main dans la main le samedi après-midi, à s’arrêter au café ou à la brasserie du coin pour <i>een kopje koffie</i> ou <i>een biertje, alstublieft</i> : <i>Gezellig</i>. Se la jouer cool. Mais pas trop. Tout le contraire du mode de vie nord-américain. Le mot n’a pas d’équivalent en anglais ou en français. Probablement parce qu’il n’y a nulle part ailleurs où l’on vit littéralement sur l’eau et à la ville en même temps, et où l’on peut aller partout à vélo. Non, même les Vancouvérois, malgré tous leurs efforts avec leur Lululemon et leur yoga, n’arrivent pas à la cheville des <i>Nederlanders</i>. Non. Eux ont compris comment être vraiment zen. Le bonheur se résume à un vélo à une vitesse, à quelques canaux et à un pub de quartier.</p>

<p>Au cours des préparatifs de départ, j’avais complètement oublié de me procurer des mini-disques au travail. Avec l’arrivée des enregistreuses numériques, les mini-disques sont devenus une rareté dans les magasins d’électronique. Heureusement, j’ai pu en retrouver dans une petite boutique d’Amsterdam. Il leur en restait deux ou trois paquets. J’ai tout pris. C’est qu’on ne badine pas avec les mini-disques. </p>

<p>Je viens d’arriver à Sarajevo. Et pendant ce temps, c’est dans un petit pays voisin, le Montenegro, que les choses se passent. Des élections anticipées. À lire <a href= "http://www.balkaninsight.com/en/main/news/17761/" > ici</a>, et <a href=" http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/03/29/les-montenegrins-votent-pour-designer-le-nouveau-parlement_1173954_3214.html#xtor=RSS-3208">là</a>. </p>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3501413.xml</wfw:commentRss></item><item><title>-</title><dc:creator>Francis Plourde</dc:creator><pubDate>Mon, 23 Feb 2009 05:38:31 +0000</pubDate><link>http://www.francisplourde.com/journal/</link><guid isPermaLink="false">139842:1267722:3090211</guid><description><![CDATA[<a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/yves-boisvert/200902/16/01-827647-la-deconstruction-de-gomery.php"><img src="http://i533.photobucket.com/albums/ee334/Felixggenest/danielleblancrock-1.png" border="0" alt="x" id="x" width="379" /></a>]]></description><wfw:commentRss>http://www.francisplourde.com/journal/rss-comments-entry-3090211.xml</wfw:commentRss></item></channel></rss>